Grosse déprime de mi-soirée.
Seule à maison : Mr Bdou couché, Douille en vadrouille en Principauté avec les TsitsiLo, la soirée m'appartient, j'avais prévu d'avancer mes swaps, ma lessive et mes lectures.
Je check les mails et je fais le tour des mes blogs chouchou, je fais le tour de l'appart. comme tous les soirs, je mets un peu d'ordre un peu partout.
Tout ça en repenssant aux paroles d'une personne avec qui je partage souvent mon - interminable - temps de transport : "Organisée comme vous êtes, un petit deuxième ça ne devrait poser de problème".

Mais si justement ça pose problème.
D'abord, ça me renvoit à mes culpabilités :
- celle de ne passer assez de temps avec ceux que je chéris,
- celle qui m'empêche de me garder du temps (personnel, égoiste) pour moi,
- celle qui me met face à la dépression tout en essayant de la combattre.

Et puis, ça entraîne d'autres interrogations :
- oui je crève d'envie de voir grandir un autre bambin à la maison,
- oui mais cela remet en question les paysages professionnels et organisationnels des parents,
- non je ne pourrais pas m'empêcher d'angoisser pour les finances, la santé et la qualité de vie des miens ...

Et flûte ! toutes ces questions se bousculent dans ma tête, je me sens oppressée, les larmes sont difficiles à retenir ... Je vais me coucher déprimée, le moral meurtri, le corps fatigué et blessé.